Objet : Non à l’installation dans le Tarn de migrants supplémentaires.
Chers collègues,
Le Président de la République a décidé de disperser dans les campagnes des dizaines de milliers de migrants, séjournant jusqu’à présent, irrégulièrement ou non, dans la région parisienne.
Pour rendre, sans doute, Paris plus « présentable » et plus contrôlable un an avant les Jeux Olympiques, Emmanuel Macron veut faire partager aux ruraux la vie des banlieues.
C’est inacceptable.
Sans que la population ait été consultée, 50 migrants devaient être installés à Réalmont dans des logements vacants, bien sûr remis à neuf. Des réfugiés présumés, puisque leur situation n’avait pas encore été examinée. Or 90 % des déboutés du statut de réfugié ne sont jamais expulsés !
Cette décision a suscité une inquiétude et une colère bien visibles mercredi 31 mai sur le marché de Réalmont. Plusieurs élus, dont moi-même, ont exigé l’arrêt de ce projet qui signe l’impuissance du gouvernement. Le préfet, représentant du gouvernement, a dû reculer.
L’accord des Maires est désormais requis. L’État transfère, avec hypocrisie, sa responsabilité sur nous.
Il nous place, désormais, en première ligne d’une politique dont on mesure, hélas, chaque jour, les avatars : hier à Annecy, un « réfugié » syrien a blessé grièvement plusieurs enfants et deux personnes âgées. Il y a plusieurs mois, c’est une algérienne sous le coup d’une Obligation de Quitter le Territoire Français (OQTF) qui avait assassiné dans des conditions atroces la petite Lola.
Plus de 75 % des Français exigent que le gouvernement mette un terme à l’immigration de masse. Son lien avec la délinquance et la criminalité vient d’être reconnu par le ministre de l’Intérieur et le préfet de police de Paris : un lien ancien et direct, tenu longtemps confidentiel, mais que tous les acteurs publics connaissent bien. Chaque jour nous en fournit, en France, une triste et parfois dramatique illustration.
Il serait, parait-il, « républicain », au nom de la « solidarité nationale » d’ouvrir la porte de notre commune aux migrants… Cela revient à dire que les opposants à cette politique désastreuse, pesant sur les plus faibles de nos compatriotes et, maintenant, sur les pays ruraux, ne seraient pas « républicains » !
Les maires sont bien les piliers de la République. Dans toutes les difficultés de la vie de nos concitoyens, c’est nous qui sommes aux avant-postes. Durant la crise épidémique, c’est nous qui avons fait, avec nos pauvres moyens, ce que l’État était incapable de faire.
Je suis maire de Lavaur depuis 28 ans. J’ai représenté mes concitoyens trois fois à l’Assemblée nationale : je ne pense pas être un mauvais républicain, et je ne suis pas xénophobe.
Serons-nous pénalisés financièrement par l’État si nous n’accompagnons pas cette politique ? Ses services seront-ils plus tatillons à l’égard des récalcitrants ?
Ces questions, on est en droit de se les poser. Mais plus nous serons nombreux à opposer un veto à ce transfert de la responsabilité de l’État, plus nous serons forts.
Soyez sûrs, en conclusion, de ceci : si dans votre commune, s’observe une montée des actes de délinquance ou des réactions, hélas, épidermiques de rejet des migrants, c’est vous et non l’État que vos concitoyens rendront responsables de cette situation.
Je vous invite donc, dans une confidentialité mutuelle, à me faire part de votre refus d’accueillir des migrants, et vous assure, avec ma solidarité, de mes meilleurs sentiments.

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